Antoine HennequinDirecteur Général
adjoint, en charge
de la direction des
investissements et
du financement.
LETTRE D'INFORMATIONS FINANCIERES DE JANVIER A JUIN 2010
L’Europe demeure dans la tourmente et les incertitudes quant à la résolution des
problèmes de financement de la dette des états continuent de peser sur les marchés
financiers.
De nombreux gouvernements ont annoncé des plans d’austérité pour
calmer le jeu, mais le timide redémarrage de la croissance pourrait être enrayé par un resserrement budgétaire trop rapide.
Bien que leurs chiffres économiques soient en voie d’amélioration, les États-Unis
commencent aussi à s’interroger sur les conséquences des plans de resserrement
budgétaire sur la croissance mondiale.
Par ailleurs, l’incapacité des européens à s’exprimer d’une voie commune sur les
mesures à mettre en place sème un doute supplémentaire, et les investisseurs étrangers s’interrogent sur l’avenir de la monnaie unique européenne.
Néanmoins, soulignons que
la croissance demeure bel et bien présente dans les pays émergents et que le FMI a révisé à la hausse ses prévisions de croissance mondiale.
L’économie américaine recommence à créer des emplois et la consommation des
ménages progresse.
En raison de ces incertitudes, les taux courts demeureront faibles encore un certain temps.
Les taux longs européens sont au plus bas et ne devraient pas beaucoup remonter dans l’immédiat, tant que l’aversion au risque ne baisse pas.
S’agissant des marchés actions, les résultats des entreprises du premier trimestre dans toutes les zones sont de très bonne facture, signe que la reprise mondiale est bien en route. Avec les baisses enregistrées récemment, et en raison de la faiblesse des taux longs, les marchés actions sont sous-valorisés en Europe.
Néanmoins, les niveaux élevés de volatilité enregistrés actuellement invitent à
une grande prudence à court terme.